Entrevue avec Justine Hubert, metteure en scène

Publié le par forets

Justine Hubert a étudié en Arts et lettres, profil théâtre, en Interprétation théâtrale et en Enseignement de l’art dramatique. Ses stages l’ont menée dans des endroits comme New York, Paris et Vancouver. Elle a aussi joué, manipulé et créé pour le Théâtre de la Dame de Cœur, le Cirque du Soleil et les ViVaces. Maintenant enseignante au Cégep de Drummondville, elle adore l’expérience, car elle a la conviction que « l’enseignement du théâtre […] est une école de vie, pour mes étudiants et pour moi-même. »

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Justine Hubert a accepté de répondre à quelques questions au sujet de la pièce Forêts et la vision qu’elle en a :

 

 

À votre avis, qu'est-ce que la pièce peut apporter dans le cheminement des jeunes étudiants ?

 

La réponse est vaste et multidimensionnelle : une expérience de la vie, du vivre ensemble, dans un contexte sécurisant, mais confrontant où, si l’étudiant en saisi l’opportunité, il se dévoilera à lui même, confrontera des peurs et des patterns, puis apprendra à plonger dans le travail de façon autonome. Il travaillera en relation avec d’autres en ayant un modèle de structure qui favorise la créativité, qui la canalise au lieu de la museler. La créativité, ensuite, appartient à tous les domaines de la vie. Être créatif, c’est un peu être libre, libre d’inventer des chemins différents pour arriver à des solutions nouvelles. Savoir optimiser son potentiel créateur, c’est pouvoir choisir.



Sur quoi avez-vous misé ? L'éclairage, le décor ?

 

Dans cette mise en scène, nous essayons de mettre en lumière les jeux de miroirs entre les personnages et les événements. Comme nous avons à faire à sept générations, les temps sont superposés et c’est ainsi qu’on comprend l’impact que l’héritage familial peut avoir sur l’individu. Je dirais même l’héritage tout court, pas strictement familial. On observe ce que certains personnages choisissent de retenir de notre héritage et ce avec quoi ils décident de rompre pour vivre en paix. L’aspect visuel sera donc important. La division de l’espace, le choix des couleurs. J’aimerais aussi mentionner qu’une lumière stroboscopique sera utilisée à quatre reprises durant le spectacle. Avis aux gens photosensibles. Nous ne souhaitons pas faire de l’effet pour de l’effet, mais employer des codes clairs et établir des conventions avec le public pour qu’il nous suive dans ces forêts vastes et profondes de mémoires enfouies…

 

 

Propos recueillis par Elizabeth Julien

 

 

 

 


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